Le doute est une très bonne chose pour moi.

Les magnifiques chiens de Juju et Laeticia.

Salut les cocos,

Parfois, je doute, je me demande si je ne suis pas trop bisounours, trop émotive trop..trop..trop.. A vouloir être joyeuse, heureuse, nager dans le bonheur, je me dis que pour y parvenir, je nie « peut-être » tout ce qui me dérange ?!?!

Je ne regarde plus les infos à la télé, ni les thrillers et encore moins les films d’horreur, je refuse les séries dramatiques avec enquêtes, sang, enlèvements, etc… OK, je suis d’accord avec vous, il ne me reste pas grand-choseGrand sourire

Le doute s’installe régulièrement et me susurre que je devrais me mettre un peu plus au courant de ce qui se passe. Alors hier j’ai décidé de regarder une émission qui rappelait les faits de l’attentat dans l’Aude avec 2 témoignages. Ils ont parlé pendant 25 minutes (après j’ai zappé) de ce héros qui a sauvé une personne, replay de la cérémonie, témoignages de la famille, collègues…C’était très touchant, très émouvant.

Résultat des courses, j’ai fait des cauchemars toute la nuit et ce matin, j’ai eu bien du mal à me remettre dans une énergie positive. Un fond de tristesse est toujours présent et mon entrain a baissé. Toute la journée, j’ai travaillé à retrouver ma bonne humeur.

Etre informé qu’un attentat a eu lieu, OK, je ne peux pas vivre en ignorant cela, c’est important. En revanche, est-il indispensable de savoir les détails ? De plus, nous ne les connaissons qu'au travers des filtres des journalistes. Ils ont parlé du héros, mais il me semble qu’il y a eu d’autres morts…trop anonymes pour qu’on en parle ? 

Je me suis mis la tête au cours bouillon pour finalement apprendre quoi de plus ? Rien ! Que les terroristes sont super entraînés, je le savais. Que le gouvernement ne peut pas être derrière chaque suspect, je le savais.

Aujourd'hui, mon doute s’est évaporé et je retourne avec grand bonheur à ma petite vie paisible, à essayer de vivre le moment présent. Les gros titres sur internet suffisent amplement à me tenir au courant. Le mélodrame journalistique me blesse, me rend triste et ma vie en pâtie. Ce n’est pas ce que je désire pour moi. Ces rabachages journalistiques ne font que générer des peurs et tout le monde sait que la peur nous fige. Voudraient-ils que les citoyens soient paralysés par la peur ?Choqué

Peut-être, suis-je un peu bisounours, mais c’est ainsi que je choisis de vivre, et c’est ainsi que je retrouve le sourire sur mes lèvres et dans mon cœur.

Le doute est une très bonne chose, chaque fois qu’il me visite, je me remets en question et j’avance. Je n’ai plus peur du doute, il est un peu lourdingue, mais c’est grâce à lui que j’évolue et que je remets les pendules à l’heure.

Doutez-vous beaucoup mes p’tits loups ?

Bisous.

Syl