Juger, c’est critiquer l’autre où soit même.

Parfois en bien, mais le plus souvent en beaucoup moins bien hi !hi ! Au final, je ne me sens pas dans mon assiette, puisque j’ai mis des mots pas jolis,jolis qui génèrent une énergie qui va en ce sens.

C’est logique tout ça non ? Je suis née avec le jugement, cela fait donc un paquet d’années qu’il me tient compagnie. Même si j’en ai conscience, ce n’est pas simple pour moi de le laisser partir.

D’autre part, la frontière entre le jugement et la critique me semble bien mince.

Afin de m’y retrouver, j’ai choisi de réinventer mon point de vue lorsque mes relations deviennent déplaisantes. Bien sûr, je peux rester sur mes positions et estimer que l’autre n’est pas ceci ou pas cela. Mais j’ai pu constater que cela ne faisait que nourrir le problème. Je ne peux poser aucune ACTION qui permettra à « l’autre »de changer, en revanche, mon point de vue peut se modifier.

Finalement c’est beaucoup plus simple, de transformer mon regard , plutôt que d’attendre que l’autre change ou me comprenne. Entre nous, je peux patienter longtemps, car c’est mission impossible.

Soyons honnête, j’ai déjà du mal à ME connaitre, par conséquent comment déchiffrer le comportement d'un tiers alors qu'il a vécu des expériences incomparables. Tout notre affect passe au travers du filtre de notre vécu et chacun traverse la même expérience de façon différente…chaque réaction est générée par nos émotions…cercle infernal.

La seule chose que je peux contrôler, gérer, améliorer est ma pensée. C’est mon outil le plus précieux. Comme dit Florent Pagny, prenez tout ce que vous voulez, vous n’aurez jamais ma pensée !

Je choisis de la diriger vers le but qui sera le plus serein pour moi. Si je traite mon interlocuteur d’égoïste, d’injuste, de pervers, je me sens blessée(victime),trahie. En un mot, je me sens mal. Quand je prends du recul sur la situation et que je change mon point de vue, mon corps se détend et mon cœur aussi. Je me sens mieux, bien mieux.

Chacun trouvera sa façon de procéder. Perso, je reconnais que cette personne n’est pas moi, qu’elle est unique et que le cheminement de sa pensée lui est propre. Impossible à comprendre pour autrui. Je ne cherche donc pas à savoir pourquoi elle a réagi ainsi.

Ensuite, je me dis que j’ai TOUJOURS le choix de ma propre réaction. Vais-je me mettre en colère(même intérieurement) et nourrir ce lien qui me fait souffrir ? Vais-je me sentir visé personnellement ou me dire que cette situation aurait eu lieu avec n’importe qui d'autre...sa réaction aurait été la même ? Vais-je autoriser cette personne à avoir un POUVOIR sur moi et me rendre malheureuse ? Vais-je choisir de hurler à tue-tête dans ma voiture pour évacuer et PASSER à autre chose ? Vais-je prendre de grandes respirations pour calmer mon mental ou ressasser cette histoire ? Vais-je en faire subir les conséquences à mon entourage ? Vais-je perdre confiance en moi alors que je sais très bien qui je suis ?Vais-je me préoccuper du regard des autres ?etc,etc…

Dernier point, parfois cela se fait en un claquement de doigts, car ce muscle chez moi est bien rodé. D’autres fois, je n’y arrive pas et je ressasse, et je râle, et je suis malheureuse.

ALORS J’ACCUEILLE le fait de ne pas passer à autre chose, je laisse faire, je ne me juge pas, je fais ce que je peux. Et dans l’instant je ne PEUX PAS, très bien, je sais que la roue tourne. Je suis en bas de la vague et prochainement je serai en haut…J’ACCEPTE DE NE PAS ACCEPTER ;-)

Je n’oublie pas de faire la même chose envers moi-même et me congratuler...

Bisous mes p'tits loups

Syl