Qu'est-ce que cela veut dire ?

Qu’elles soient émotionnelles ou physiques, nous nourrissons nos douleurs. 

J'ai constaté que mes souffrances s'atténuaient ou disparaissaient lorsque par exemple, des amis à l'improviste passaient me voir. Après leur départ, je réalisais que je n'avais pas fait attention à mon mal de dos, genou, de tête, etc.,etc. Il devait bien évidemment être présent, mais j'avais porté mon regard ailleurs.

Une de mes jambes m'a fait souffrir durant des dizaines d'années, jusqu'au jour où j'ai pris conscience grâce à une lecture que je NOURRISSAIS cette douleur. Dans l'instant, j'ai rejeté cette idée qui me semblait saugrenue, mais un jour, j'ai OSÉ faire face et j'ai compris.

Ce genou, cette jambe me reliaient à l'attentat dont j'ai été victime des années auparavant Mon autobiographie.. Chaque fois que je ressentais cette blessure, je me disais de façon plus ou plus inconsciente que si je n'avais pas été victime de cet accident, je pourrais faire tout ce que je voulais avec cette guibole. Que j'étais jeune, que c'était injuste de ne pas pouvoir faire de vélo quand j'en avais envie, de ne pas pouvoir danser, de ne pas pouvoir être moi tout simplement parce que cette douleur me ramenait sans cesse à cet évènement traumatisant.

Les cicatrices que je portais m'empêchaient de tourner la page. Durant de longues heures, j'ai réfléchi à la façon dont je voyais les choses et j'ai décidé de changer de point de vue, de ne PLUS nourrir mes douleurs.

J'ai parlé à ma jambe de la même façon que je l'aurais fait avec un enfant, qu'avec moi étant gamine. J'ai caressé mon genou pour le consoler. J'avoue que dans l'instant, je me suis assurée que personne ne pouvait me voir ou m'entendre.

J'ai été obligée de constater que mes douleurs s'atténuaient. Elles me réveillaient très souvent en pleine nuit, j'ai réitéré et je me suis rendormie sans prendre de calmant. C'est après cela que j'ai commencé à me dire que ça semblait efficace. C'était très motivant, car j'ai horreur d'ingurgiter ces médicaments et pendant des décennies j'en ai avalé beaucoup.

Ensuite j'ai fait plus simple, en écoutant mon corps : est-il détendu ? Corps détendu=plus de douleur. Si vous voulez plus de détails, demandez le moi en commentaire.

 

Bibi.

Syl