J'ai le sentiment d'être en maternelle.

Je prends pleinement conscience qu'un homme a le droit de vie ou de mort sur moi.

La létalité de ce virus est assez basse, ce qui veut dire qu'un grand nombre d'humains s'en sort. Faut-il condamner 98% de la population ?

Couvre-feu à 21h, aucun restaurant, bar, théâtre et autres ne pourront survivre, beaucoup, beaucoup de chômage... de tristesse, de colère, de peur, de frustration et donc de maladies qui vont se déclencher. 

Si j'ai envie de prendre mes enfants, mes petits-enfants dans mes bras, envie de les embrasser, de les câliner, de jouer avec eux avant de mourir, je ne le PEUX pas.

Si je désire être responsable de ma vie, je ne le peux pas, car  on a distillé la peur sur une grande partie de la population. Les enfants craignent de contaminer papy, mamie et ne supporteraient pas cette éventualité.

Peut-être, est-ce parce que j'ai perdu beaucoup de proches jeunes ; mon père avait 34 ans, un de mes cousins également, un autre en avait 24 ans, mon neveu 39, ma mère 57, ma tante 47, etc.,etc..

Alors OUI, pour moi, la mort fait partie de la vie. 

Je préfère VIVRE pleinement en risquant la MORT, plutôt que de survivre dans la peur.

C'est mon choix.

Je ne suis pas suicidaire et j'ai peur de souffrir comme tout le monde, mais je surmonte cet obstacle pour VIVRE pleinement.

Je suis capable de porter un masque, de respecter la distanciation sociale et de me laver les mains, mais je veux VIVRE avant de mourir.